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  • ITV DE REAL LIMIT (ALEX CATHERINE & RICHARD BIRMAN
    2 photo(s) / Ajouté le : 27 septembre 2008 - 1535 vue(s)

    Comment est né le groupe Real Limit ?

    Alex Catherine : Le groupe Real Limit c’est une façon de penser, ce sont deux guerriers qui voulaient se battre pour une musique qu’ils aiment et en laquelle ils croient énormément : le zouk. Richard Birman : On a trouvé tout simplement plus sympa de chanter à deux.

    3 mots qui qualifieraient ton acolyte ?

    A.C : Il réfléchit beaucoup aux textes et à ses morceaux pour faire plaisir à son public. R.B : (rire) Bon partenaire, de même idées mais un petit manque d’ambition.

    Qui de vous deux est le plus doué pour l’écriture ?

    A.C : Les deux parce qu’ensemble ça fait une grosse force. R.B : les deux, 50/50

    La femme est omniprésente dans vos chansons, quelle est sa place dans votre vie ?

    A.C : Très présente, la femme pour tout homme normale est source d’inspiration. R.B : Enorme, nous avons tous les deux des enfants, nous savons donc ce qu’est La Femme.

    2 albums à l’actif de Real Limit qui ont connu chacun un immense succès, à quand le 3ème ?

    A.C : Là je viens de sortir un album solo qui cartonne. On attend car normalement on devait faire le Real Limit mais on a chacun fait notre album solo et c’est ça qui tourne en ce moment. Le coup de cœur ce sera nos albums au Bataclan. Il y aura aussi du Real Limit mais le cadeau ce sera nos deux albums. R.B : Il est prévu pour l’année prochaine et le concert, justement, servira de référence. Ce sera un test pour voir ce qu’on mettra en place dans l’avenir. De ce concert, nous tirerons des conclusions.

    Le 11 octobre Real Limit sera en Live au Bataclan, vous appréhendez ce moment ?

    A.C : Non pas du tout. Moi je sais qu’on a la confiance de nos fans et puis j’espère que ça va se passer correctement et que les gens vont se déplacer. Et puis il faut être solidaire dans ce qu’on défend. J’aimerais que les antillais se déplacent pour venir voir le concert, ils ne vont pas le regretter. R.B : Non, nous sommes confiants, posés. Nous avons beaucoup d’expérience en live ce n’est pas une première pour nous. Nous avons hâtes d’en découdre avec les lovers de la capitale.

    Etes-vous stressés à l’approche de cette date ?

    R.B. : Non pas du tout. Nous faisons confiance aux musiciens, c’est tout naturel. C’est comme si on allait retrouver nos compagnons de route. Donc on ne peut pas être stressé de retrouver des gens qu’on aime.

    Où puisez-vous votre inspiration ?

    A.C : Dans la vie de tous les jours de tout un chacun. Mon album s’appelle « Sur ma route » c’est-à-dire le croisement avec des gens qui m’ont apporté quelque chose de positif. R.B : De la vie, la vie est tellement complexe. Il y a tellement de choses à dire. Même en amour, il y a tellement de formes d’amour, on ne pourra jamais s’arrêter de parler d’amour et ça ce n’est qu’une partie. Nous on s’inspire de tout.

    Quels sont le ou les artistes qui vous ont donné goût au métier de la musique ?

    A.C : Patrick Saint Eloi R.B : il y en a deux, Ti Mano pour ses textes très poussés et très bien écrits, Patrick Saint Eloi pour tous ses succès et ses mélodies qu’il a. C’est merveilleux !!! Même moi je ne me sens pas au niveau. Il est vraiment au-dessus.

    Quel artiste dans la jeune génération vous plait ?

    A.C : J’aime bien Jimmy Desvarieux, j’espère qu’il va continuer dans ce sens là. R.B : je n’en mettrais pas un plus en avant qu’un autre. Mais je vais tirer un grand coup de chapeau à quelqu’un qui a su rebondir : Jean Michel Rotin. C’est un gars qui est aimé de tout le monde, même ceux qui ne comprennent pas ce qu’il chante mais ils aiment bien son style. Il a su rebondir avec son dernier morceau pendant l’été. Sinon pour moi tous les artistes méritent leurs places. Je pense que si on n’a pas la chance et la capacité d’être comparer sur le marché, il n’y a plus de musique. Donc vaut mieux que tout le monde soit là. Ils ont tous leur place, ils peuvent continuer sans problèmes.

    Vous êtes ensemble sur scène et aussi dans la vie ?

    A.C : Non pas du tout, nous sommes des personnes vraiment différentes, c’est le yin et yang. R.B : (rire) non pas du tout, nous ne fonctionnons pas de la même façon dans la vie nous sommes très différents. On a des modes de vie complètement différents. Moi je suis peut-être plus sociable, plus avec tout le monde. Alex ce n’est pas quelqu’un que l’on rencontre tout le temps. Je suis partout. Il me faut être au contact des gens, c’est ma façon de vivre. Alex est un peu plus discret.

    Ce qui vous tient le plus à cœur.

    A.C : Mes enfants, ma famille c’est mon socle. R.B : J’aurais aimé que sur la France il y ait une idée commune de mettre en valeur la musique antillaise. Tout le monde veut le faire mais c’est désordonné. Que ce soient les régions Guadeloupe, Martinique, Guyane ou les médias Tropiques FM, Espace FM, Trace ou autres, ils le font de façon désordonnée. Moi ce que j’aurais aimé un jour, c’est qu’il y ait une table ronde avec tout le monde et qu’on se dise qu’on doit faire monter notre culture, notre musique au rang de musique nationale. Pas pour concurrencer qui que ce soit, mais pour être présent sur le marché français.

    Un fait d’actualité qui vous a marqué ?

    A.C : Les cyclones sur Haiti ça m’a fait chier. En Guadeloupe, il y a eu un concert de solidarité mais mon geste a été plus pur notamment par la prière. R.B : Haïti, bien sûr parce qu’il y a eu des victimes. Mais le crash financier mondial est important aussi. On parle d’Haïti, mais Haïti ne peut vivre sans argent. On va encore parler d’argent, si le riz augmente en Haïti c’est parce qu’il y a des gens qui veulent gagner de l’argent. Quand la finance mondiale va mal tout augmente. Les prix bougent. Tous les pays vont souffrir de cela et moi je suis cela car notre avenir dépend de ces mouvements. Peu importe qui on est, si on ne comprend pas ce qui se passe au niveau de l’économie mondiale, on ne pourra pas se positionner et développer quoi que ce soit.

    Votre souhait le plus cher ?

    A.C : Que chacun puisse manger à sa faim parce qu’il y a trop d’enfants dans ce monde qui meurent de faim. Ca me fait penser à ma première chanson Silence, j’espère qu’un jour tout cela va changer. R.B : Qu’il y ait demain un grand Zénith organisé par les gens du métier pour les artistes. De créer un fond commun qui viendra en aide aux artistes en difficulté. Un fond de solidarité qui permettrait d’aider un artiste qui veut se lancer et qui a le niveau.

    Le mot de la fin à vos fans.

    A.C : Je viens de sortir un album qui me plait énormément et s’il me plait il va leur plaire. J’y ai mis tout mon cœur, toute mon âme. Acheter l’album, découvrez-le et surtout ne le gravez pas. Le 11 octobre, soyez au rendez-vous car les absents auront tort. R.B : Je leur dirai rendez-vous pour le zouk le 11 octobre et qu’ils mettent de bonnes chaussures. Ca va zouker !





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