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Interview - Interview d’Erik
Prénom : ERIK
Age : 23 ans - Lieu de Naissance : Pointe à Pitre - Origine : Guadeloupe - Statut : en couple - Nombre d’enfants : aucun - Plat préféré : Colombo de poulet - Hobbies : Voyager - Péché mignon : Le sorbet coco - Vice préféré : les femmes ce n’est pas un vice, rassurez moi ! - Un rêve : Vivre de la musique -
Bonjour Erik, le 14 juin tu étais à la scène Bastille, tu as finis ta tournée et te revoilà déjà, c’est pour boucler la boucle ?
La tournée aux Antilles s’est parfaitement bien déroulée, le public était au rendez-vous, il y avait beaucoup d’énergie partout où on jouait et j’en garde un excellent souvenir. Maintenant je conçois chaque scène comme un renouvellement et le 15 octobre au New Morning sera l’occasion pour moi et mon groupe d’essayer de nouvelles choses, de jouer des inédits, de se donner de nouveaux challenges car pour nous, ce qui compte le plus c’est de toujours prendre un « vrai » pied sur scène, le reste vient après.
En tout cas nous on ne s’en lasse pas... Ce ne sera pas ta première fois au New Morning ?
Il y a un an, j’ai eu la chance de faire la première partie de Dominik Coco et de partager une scène avec Inès (artiste Kako) dans cette même salle. Cette fois ci, le 15 octobre 2009, c’est avec mon groupe que j’investirai la scène, en tête d’affiche comme on dit pour un deuxième concert parisien.
Revenons un peu sur cette tournée, tout d’abord rassures nous, n’es-tu pas trop fatigué pour le 15 octobre ?
Tu rigoles !! Au contraire, plus j’ai de dates et plus je suis content !
Chanter devant 12000 personnes aux Francofolies, ça fait quoi ?
C’est assez irréel, 12000 personnes ce sont autant de regards et de goûts différents. J’ai surtout constaté avec étonnement que les gens étaient restés attentifs aux propos de « Chayé kow », comme si avec la musique, l’intention et la gestuelle, le créole pouvait s’offrir au monde.
Tu as aussi fait la première partie du concert de la Diva du zouk, Tanya St Val, on garde la tête froide après tout çà ?
Oui c’est génial qu’une grande artiste comme Tanya St Val m’ouvre la voie et me permette de faire sa première partie, c’est la preuve d’une grande générosité. Je ne l’en remercierai jamais assez car fouler les planches de l’Olympia quand on vient à peine de sortir son album, c’est unique. Mais jusqu’ici la fièvre ne m’est pas montée à la tête mais c’est gentil de t’en préoccuper. (rires) Au contraire je garde les pieds bien ancrés au sol, il n’y a pas de raison que ça se passe autrement.
Ca fait plus d’une année que tu parcoures les salles avec ton micro, pourquoi à chaque fois il y a autant de femmes ?
Je pense qu’il y a autant de mecs que de filles mais on les entend un peu moins forcément. Soyez attentifs ils sont bien là !! (rires)
Si tu devais retenir un moment de cette tournée, ce serait lequel ?
Je garde un excellent souvenir du Festival Biguine Jazz à St-Pierre en Martinique. Le public était très diversifié, le cadre exceptionnel, l’osmose entre les musiciens vraiment à son comble. C’était un moment unique !
Comment définis-tu ton style musical même si ce n’est peut être pas facile de le faire ?
Je définis cette musique comme de la ‘Soul-jazz-caraïbe’ mais plus encore, cette musique se nourrit de toutes les influences avec lesquelles j’ai pu grandir allant de la musique traditionnelle à la variété en passant par la soul, le jazz, le hip-hop, le dance-hall... Une espèce de court- bouillon musical aux saveurs créoles (rires).
A 23 ans, tu as un parcours plutôt exceptionnel, c’est quoi la suite pour toi ?
On est en pleine préparation d’un clip avec un réalisateur antillais très talentueux, j’écris de nouveaux titres, on va jouer en province et on prépare déjà des dates hors territoire français, il y a plein de projets !
Et Erik dans 10 ans, sa musique sera toujours la même ?
Erik dans dix, ce sera Erik dans dix ans.
Il y a quelques mois nous t’avons posé quelques questions et malheureusement pour toi nos lecteurs ont de la mémoire. A la question : "Et quand on écoute "Si ou pa la" on veut tous savoir la fin... Est-elle revenue ? Es-tu tombé ?", tu nous avais répondu : "Tout le monde se le demande ! Et même dans le clip qui vient de sortir, on s’est amusé à maintenir la confusion ! Promis, je vous dirai tout à la prochaine interview !" La prochaine interview est déjà là, alors ? Alors ? Alors ?
La vérité c’est qu’elle n’est jamais revenue…
Toi qui es fan de Kanye West, que penses-tu de sa réaction au MTV Vidéo Music Awards 2009 ?
Si tu parles du moment où il est venu contester publiquement la récompense de Taylor Swift en disant que Beyoncé avait fait un meilleur clip qu’elle, étant donné que j’aime son côté franc et « foutépamal », j’ai regardé la scène d’un œil très amusé. C’est son personnage, et comme il le dit lui-même « you can’t tell me nothing ». C’était juste divertissant, je n’ai pas d’avis là-dessus.
En parlant de cérémonie de remise de prix, tu seras présent aux Trophées des Arts Afro-Caribéens ?
J’ai en effet eu l’honneur d’avoir été nominé aux Trophées des Arts Afro-Caribéens dans la catégorie « Révélation de l’année 2009 », je considère cette nomination comme une première victoire, pour moi et pour toutes les personnes qui portent cet album depuis le début et ce malgré les difficultés.
Quel est ton regard sur ce genre de manifestation ?
Si elles s’inscrivent dans la volonté de motiver l’effort, la qualité, alors j’aime. Si au contraire on valorise des facteurs économiques et de popularité au détriment de l’art, alors j’aime moins.
Rendez-vous est donc pris le 15 octobre 2009 au New Morning pour ton concert, il y aura des surprises ?
Il y a toujours des surprises !
Comme d’habitude je te laisse citer les musiciens qui t’accompagnent.
Plus que des simples musiciens, ce sont ceux qui ont participé à la réalisation de l’album et avec qui j’ai également l’honneur de partager toutes mes scènes. Un band avec qui je partage énormément, composé de Siam Lee à la basse, Manuel Mondésir à la guitare, Erika Lernot au chœur, Frantz Laurac au clavier, Jussi Paavola à la flute et aux saxophones, Thomas Bellon à la batterie.
Y a t-il cette fois encore une question que tu aurais voulu que je te pose que je n’ai pas posé ?
On ne me demande jamais le nom de mon label, c’est important de parler d’AWIMUSIC qui est un label indépendant antillais qui comprend ma démarche. Je pense que c’est rare de rencontrer des gens qui prennent de « vrais » risques en musique, et j’ai eu la chance de rencontrer des gens à la fois passionnés et sérieux.
Le mot de la fin est pour toi !
Viv vi aw, pa vann nanm aw ! (slogan de la boutique Afroexentrik, Guadeloupe) Ce qui veut à peu près dire « reste vrai en toutes circonstances ». Merci.
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